J’espère que vous êtes confortablement installé, idéalement dans l’herbe sous le soleil de l’après-midi. Un canapé moelleux ou un rocking-chair feront tout aussi bien l’affaire. Aujourd’hui, je vous emmène découvrir un véritable havre de paix : le charmant village de Sibiel, Roumanie. Y passer un moment est aussi rafraîchissant qu’un seau d’eau fraîche puisée dans l’un des puits du village.

Sibiel était une pause bienvenue, non seulement parce que j’avais besoin de me remettre émotionnellement du peu d’albums vendus, mais aussi pour son atmosphère authentique de campagne. Le rythme des chevaux et des charrettes accompagnant le murmure apaisant de la rivière, qui longe la rue principale à travers le village, est presque méditatif. Et par rue principale, j’entends la
seule rue. La vieille église ainsi que le couple très spécial de « Troiţă » confèrent au lieu un caractère typiquement roumain dans cette région au fort héritage allemand. La vieille peinture de ces petites et belles Troiţă s’estompe, mais on peut apercevoir à l’intérieur des murs qui protègent la croix de bois, des peintures et des inscriptions en cyrillique, l’alphabet utilisé en Roumanie avant les années 1860. Un coup d’œil à l’intérieur de ces petites constructions dans ce paisible village confère une légère impression de voyage dans le temps.




L’expérience principale de Sibiel ne se déroule cependant pas dans ces rues paisibles, mais plutôt en marchant dans la nature. Une randonnée de quelques heures, agrémentée de fleurs sauvages et de baies, vous mènera jusqu’aux « Hauteurs Sauvages » si particulières.
Après avoir échappé aux griffes des forêts sombres et des meutes de loups, de retour au village, vous pourrez visiter la plus grande collection d’icônes peintes sur verre du pays. Je ne suis pas sûr de la recommander vraiment. Principalement parce qu’elles semblent toutes avoir été peintes par des enfants prometteurs de 5 ans. Mais cela pourrait faire partie du symbole. Pour trouver la véritable spiritualité, il nous faut peut-être renouer avec notre enfant intérieur. Juste une pensée.




La plus belle surprise, culturellement aussi, est venue d’une source des plus inattendues : une petite « pension », une sorte d’hôtel familial abordable. La pension « Mioritica », en plus de posséder l’un des plus beaux jardins que j’aie jamais vus lors de ces voyages, abrite un petit musée du communisme. Je vais partager avec vous quelques photos prises dans le petit abri du jardin, qui abrite des vestiges de cette époque révolue. Une initiative que même Bucarest n’a pas encore osé prendre.

N’est-ce pas agréable ? Merci beaucoup de votre lecture. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez apprécié ces articles, ou si vous avez simplement réussi à les lire en entier aujourd’hui. C’est toujours très apprécié. Bref, c’est grâce à votre aide précieuse que je suis de retour ! Prochain arrêt :

Traduit de l’article original du 27 juillet 2015 sur ukuleleroadtrips.com
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